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Muhiba BOTAN en

À propos

Muhiba BOTAN

MUHIBA BOTAN

Muhiba Botan (née en 1988 à Mogadiscio, vit et travaille à Anvers) travaille autour des thèmes du genre, de la race et de l’identité. En tant qu’enfant de réfugiés – ses parents ont fui avec elle la Somalie lorsqu’elle avait deux ans – elle est régulièrement confrontée à son origine non-européenne et à sa couleur de peau différente. Depuis son master au département de Genk de la Luca School of Arts en 2016, elle se concentre sur le regard que chacun porte à la fois sur lui-même et sur les autres, et sur les préjugés qui en découlent. En les exposant à la lumière, elle demande au spectateur de réfléchir au comment et au pourquoi de leur existence. Dans sa série “The Myth of the Other”, Muhiba joue sur les contrastes artificiellement créés entre les blancs et les gens de couleur, entre “notre peuple” et “les autres”. Elle s’inspire pour cela du théoricien de la culture et sociologue Stuart Hall, qui ne cesse de critiquer l’image que les médias donnent des personnes non blanches. Il affirme que l’on peut déboulonner les stéréotypes en les disséquant. The Myth of the Other” consiste en une série d’autoportraits, dans lesquels Muhiba se dépeint d’une part comme l’archétype de la fille blanche privilégiée de la classe supérieure, et d’autre part comme le stéréotype de la jeune femme de couleur “exotique” et “sauvage”. Elle se met dans la peau des deux types et les amène au point où ils commencent à devenir fluides. La “guerrière tribale” aux chaussures en caoutchouc jaune et à la mitraillette est aussi artificielle que la tenniswoman au sourire dentifrice. La “guerrière tribale” aux chaussures en caoutchouc jaune et à la mitraillette est aussi artificielle que la tenniswoman au sourire dentifrice.

https://www.mbotan.com

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The Myth of the Other, 70 x 100 cm. Photographic print. 2016